À Alençon, une grande partie du parc locatif date d’avant les années 1980 : maisons en pierre du centre-ville, immeubles bourgeois, longères en périphérie. Ce bâti a du charme, mais il est souvent énergivore. Depuis 2025, la réglementation a changé la donne pour les propriétaires bailleurs : un logement mal classé ne se loue plus aussi facilement. Faire réaliser un diagnostic performance énergétique DPE à Alençon n’est plus une simple formalité, c’est une étape qui conditionne votre capacité à louer. Voici ce qu’il faut savoir avant de remettre un bien sur le marché.
La loi Climat et Résilience a posé un calendrier clair pour sortir les logements les plus énergivores du marché locatif. Depuis le 1er janvier 2025, les biens classés G ne peuvent plus faire l’objet d’un nouveau bail ni d’un renouvellement. Les logements classés F suivront le 1er janvier 2028, puis la classe E en 2034. La classe énergétique d’un bien n’est donc plus une simple indication sur l’étiquette DPE : elle détermine sa décence au sens légal.
Autre point à connaître : depuis le 1er janvier 2026, le mode de calcul du DPE a évolué pour les logements chauffés à l’électricité, très répandus dans l’Orne. Le nouveau coefficient de conversion a permis à de nombreux biens de remonter d’une classe sans aucuns travaux. Si votre DPE date d’avant cette réforme, il peut être utile de le faire réactualiser.
Dans l’agglomération alençonnaise, ce sont surtout les maisons anciennes mal isolées, les studios sous toiture et les logements chauffés au fioul ou par convecteurs électriques d’ancienne génération qui se retrouvent classés F ou G : isolation insuffisante, menuiseries simple vitrage, chaudière vétuste.
Concrètement, un propriétaire qui tente de louer un bien interdit s’expose à un risque réel : le locataire peut saisir le juge pour demander des travaux ou une baisse de loyer, et le bail peut être fragilisé juridiquement.
Faire établir un diagnostic performance énergétique à Alençon avant la mise en location permet d’anticiper plutôt que de subir. Le DPE est opposable : il engage votre responsabilité si l’étiquette affichée ne correspond pas à la réalité du logement. Valable dix ans, il doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié, dans les conditions techniques propres à votre bâti.
Connaître sa classe énergétique en amont vous laisse le temps d’organiser des travaux si besoin, plutôt que de découvrir un blocage juridique au moment de signer un bail.
Plusieurs solutions existent, et le choix dépend de votre budget et de vos objectifs patrimoniaux :
Quelques réflexes simples permettent d’éviter les mauvaises surprises :
La réglementation autour de la performance énergétique du logement va continuer d’évoluer, et les propriétaires bailleurs alençonnais ont tout intérêt à s’y préparer dès maintenant plutôt que dans l’urgence. En cas de doute sur la classe énergétique de votre bien ou sur la stratégie à adopter, n’hésitez pas à vous renseigner auprès d’un professionnel local ou à demander un accompagnement avant votre prochaine mise en location.